L’incroyable parcours de Richard Branson, CEO de Virgin Group

Richard Branson est l’un des milliardaires les plus médiatisés de notre ère. Dans les starting-blocks pour la conquête de l’espace aux côtés de Jeff Bezos et d’Elon Musk, l’entrepreneur intrépide n’est pas seulement le premier milliardaire à triompher de la gravité terrestre. C’est aussi le fondateur et directeur de Virgin Group, un mastodonte de plusieurs centaines de filiales qui pèse quelques paires de milliards de dollars.

Bref, comme on dit : le gars pèse dans l’game !

Toutefois, loin d’un destin tout tracé, le parcours de Richard Branson est plein de rebondissements : échecs, banqueroute, mauvaises décisions … Malgré un succès indiscutable, on ne peut pas dire que ce soit un cas d’école ! Allez, aujourd’hui je vous parle du fabuleux destin de Richard Branson.

Qui est Richard Branson ?

Le petit Richard, une enfance … Particulière

Richard Charles Nicholas Branson est né en juillet 1950 en banlieue londonienne. Dyslexique et dispersé, c’est le cancre de la classe. Pour autant, le petit Richard a soif d’apprendre, et très tôt, il porte un regard extrêmement curieux sur ce qui l’entoure. Tout l’intéresse, et c’est peut-être son ouverture sur le monde qui anime son âme d’entrepreneur précoce…

À moins que ce ne soit son éducation – très particulière – et les valeurs que sa maman lui inculque depuis sa plus tendre enfance.

D’après certaines sources, l’ancienne danseuse et hôtesse de l’air avait une façon assez « originale » de forger le caractère de son fils. Alors qu’il n’avait que quatre ans, elle le met au défi de rentrer tout seul à pied depuis la maison de sa grand-mère. Un an plus tard, sa tante le défi d’apprendre à nager pendant l’été. Elle lui promet 10 shillings, dument payés. Quelques années plus tard, sa maman le met à nouveau au défi : 80 km en vélo, tout seul. Il a 12 ans.

Bref, depuis tout petit, Richard grandit avec l’idée que les obstacles sont là pour les dépasser. Et que ce dépassement est généralement bien récompensé.

L’entrepreneur enfant

Richard n’est donc pas le genre de gamin introverti et prudent qu’il aurait pu être. Au contraire, il aime se lancer des défis, s’exposer à l’échec et mettre sa persévérance à l’épreuve.

À l’âge de 9 ans, il décide de lancer son tout premier business : cultiver et vendre des sapins de Noël. Avec l’aide d’un ami, ils plantent un demi-millier d’arbres dans un terrain abandonné du quartier. Malheureusement, les jeunes pousses feront le festin des lapins et le business est tué dans l’œuf.

Mais Richard ne se laisse pas abattre, bien décidé à gagner de l’argent par lui-même, il se lance dans l’élevage de perruches… Et c’est à nouveau un échec cuisant pour le petit garçon de 12 ans : les perruches se reproduisent plus vite qu’elles ne se vendent, et les maintenir coûte cher…

Jusqu’ici, rien de bien spécial pensez-vous. Mise à part une éducation atypique, Richard est un enfant comme un autre qui s’amuse à se faire quelques sous de manière un peu farfelue. Sauf que ce trait de personnalité ne s’estompera pas avec l’âge

Monsieur Branson n’a qu’une vie, et il le sait !

Aujourd’hui âgé de 71 ans, la liste des « choses à faire avant de mourir » de Richard Branson touche sans doute à sa fin, et le moins qu’on puisse dire, c’est que ce monsieur s’est donné les moyens d’accomplir la moindre de ses lubies, surtout les plus folles !

Richard Branson dans l'espace

Allez, pensez au rêve le plus fou que vous ayez. Je vous parie que Richard l’a fait.

  • Vivre sur votre propre île ? Richard l’a fait ;
  • Explorer les fonds marins dans votre sous-marin privé ? Richard l’a fait ;
  • Voir la planète depuis l’espace ? … Oui, Richard l’a fait ;
  • Survoler les océans en montgolfière ? Richard l’a fait, mais dans un grand dirigeable dont la vitesse maximale est de 390 km/h ;
  • Traverser l’Atlantique en bateau ? Il a failli mourir au premier essai, mais il pulvérise le record mondial au second…

Quoi ? Vous allez me dire que si vous étiez riche, vous aimeriez lutter pour la paix dans le monde ?

Devinez quoi … Richard Branson est à l’initiative des Global Elder, aux côtés de Nelson Mandela. Une assemblée dont l’objectif est de réunir les personnes les plus influentes du monde qui souhaite mettre leur expérience et leur sagesse à contribution pour résoudre les problèmes les plus importants de la planète.

Bref, Richard Branson ne doit pas avoir beaucoup de regrets …

Comment est-il devenu le premier milliardaire à voler dans l’espace ?

À 16 ans, Richard Branson quitte le système éducatif et se consacre à la création d’un magazine indépendant pour étudiants. Le format original et le contenu de qualité de la revue « Students » sont un véritable succès. Branson gagne ses premiers shillings, et comme tout bon entrepreneur, il s’empresse de les investir dans un nouveau projet…

L’aventure Virgin

Ce nouveau projet, ce n’est autre que la naissance de Virgin Megastore.

Nous sommes en 1970, le jeune homme est à peine âgé de 20 ans lorsqu’il pose les bases de l’empire qui lui vaudra sa place parmi les 10 personnalités les plus riches du Royaume-Uni.

Au départ, Virgin Megastore n’était qu’un simple service de vente de disques par correspondance. C’était Virgin tout court… Virgin, parce que « nous sommes tous vierges en matière de business » dit-il.

Virgin Megastore

Toujours est-il que ce business est un véritable succès. Richard dégage de gros bénéfices et l’histoire de Virgin aurait pu s’en tenir là : une sorte d’Amazon version britannique… Sauf que Richard doit faire face à ce qui le stimule le plus au monde : un challenge. La poste du pays se trouve paralysée par les grèves à répétition, menaçant la pérennité de son entreprise.

Qu’à cela ne tienne : l’entrepreneur investit dans son premier local sur Oxford Street. La première pierre de l’empire Virgin Megastore, un réseau international de milliers de franchises partout dans le monde.

Vendre des disques, c’est bien. Les produire ? C’est mieux. Après l’ouverture de sa première boutique, Richard achète une propriété près d’Oxford qu’il transforme en studio d’enregistrement. Il fonde le célèbre label Virgin Records. Il produit notamment les Sex Pistols, Queen et Phil Collins.

Dis, vingt, puis trente ans s’écoulent, et le célèbre logo rouge estampille le nom de plus de 400 filiales dans des domaines variés : culture, restauration, hôtellerie, transport aérien, santé, boissons gazeuses, etc.

Bref, tout ce que touche Richard Branson semble se transformer en or. Et pourtant, l’entrepreneur a frôlé la faillite plus d’une fois !

Les faux-pas

Raconté comme ça, le parcours de Richard Branson ne semble pas si atypique que ça : un homme d’affaires de plus qui a pris les bonnes décisions au bon moment.

Eh bien non. Figurez-vous que ce monsieur a commis de nombreuses erreurs, dont une qui l’enverra quelques mois derrière les barreaux : celle de déclarer la vente de ses disques à l’export pour éviter certaines taxes. Mauvaise idée, Branson est jugé coupable d’évasion fiscale, il est condamné à plusieurs années d’emprisonnement et une amende de 200 000 livres.

Si sa maman n’avait pas hypothéqué la maison pour payer sa caution, l’entrepreneur aurait sans doute eu beaucoup de mal à se refaire !

Une autre mauvaise décision ? Celle de croire qu’il pouvait faire mordre la poussière à la reine des boissons gazeuses avec sa Virgin Cola.

En 1993, Richard se lance à l’assaut de la Coca-Cola au moyen d’une campagne publicitaire pour le moins… agressive : il écrase des milliers de canettes de Coca-Cola avec un tank en plein Time Square, en tenue d’Adam, cachant ses parties intimes avec un pack de Virgin Cola. Ça aurait pu marcher, sauf que Coca-Cola … C’est Coca-Cola.

Et Virgin Cola n’est pas le seul business qui fera un flop. Richard s’est aussi lancé dans la vente et création de robes de mariées. Sans succès.

Plus récemment, selon le New-yorker, le premier vol en orbite du milliardaire ne s’est pas déroulé comme prévu, loin de là. Le VSS Unity aurait connu un grave incident en cours de vol, mettant sérieusement en péril la vie de ses passagers. Selon des sources internes, Richard voulait à tout prix s’envoler avant son concurrent, Jeff Bezos… Une impatience qui a bien failli lui coûter la vie.

Ce que l’on peut retenir de la vie de Richard Branson …

Pour beaucoup, Richard Branson n’est qu’un illuminé de plus. En réalité, je pense que son parcours peu nous en apprendre énormément :

  • Les échecs font intégralement partie du jeu. Il ne faut ni en avoir peur, ni en avoir honte. Richard a toujours su accepter ses défaites et ses échecs, parfois même, avec beaucoup d’humour… Par exemple, lorsqu’il a perdu son pari contre Tony Fernandes, directeur de l’écurie Lotus, le milliardaire a joué les hôtesses de l’air sur l’un des vols d’Asia Air ;
  • Avoir de l’ambition, et se donner les moyens d’être à la hauteur de celles-ci, voilà la vraie source de motivation d’un entrepreneur à succès. Richard ne s’est jamais contenté de « bien faire », il cherche constamment à se dépasser, et à aller au-delà de ses limites ;
  • Comme il le dit lui-même, l’une des clés pour lancer un business, c’est de choisir un domaine qui nous passionne ;
  • Toutefois, il ne faut pas non plus s’enfermer dans sa zone de confort : s’aventurer dans des domaines inconnus est également très stimulant.

En tant qu’entrepreneur et business coach, j’aime m’inspirer du parcours de ce genre de personnalité. D’ailleurs, si vous souhaitez continuer sur votre lancée, vous pouvez aussi lire le parcours de Roman Freyssinet

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